Brillant embryon

Brillant embryon d'un amour pathétique
A l'abri des tornades et tourmentes malsaines
Je grandis dans la nuit d'un parcours erratique
Et deviens le fœtus d'une mer érogène
J'arrive!


Un cœur en débandade comme colocataire
De ses coups lancimants me presse à la vie
Les entrailles atrophiées,
comme des statues aptères
Me poussent à mûrir en pleine catalepsie
J'étouffe!



Le pourpre placenta inonde mon univers
Et l'abysse où je nage en toute obsucurité
Me confine au cordon me liant à la chair
Nourrissant déjà mes premières pensées
J'explore!


Ondine, douce maîtresse à l'oreille me dit
Qu'il est temps de quitter le gamète femelle
Le portique s'entrouvre, illuminant la nuit
Le clair-obscur pénètre, divinement rebelle
Je crie!
Je pleure!
Je vis!

La turbulente nébuleuse
dont je constate l'opacité
Ne m'offre en tout état de cause
qu'une genèse brisée
De cupides prunelles,
sur moi se penchent en toute impunité
J'examine, je scrute
Je décrie, je réfute


De mon désert originel
monte une lâche morosité
Consciente enfance raccommodée,
sans cœur à écouter
Divin fut là l'instant tragique
où je t'ai retrouvée
Si belle, si fréle,
Si calme, si femme,
Si forte, si morte,


Francis Decamps


悲壮な愛のもと芽生えし輝ける胚
荒れ狂う嵐と暴雨から逃れ
当所なく彷徨う道しるべなき道
そんな闇の中で私は過ごしてきたのだ
そして性感帯の海に漂い胎児となった・・・
J'arrive!(..すぐだ、今行く)

無秩序に脈打つ心臓は
まるで頭痛の種の同居人のよう
私を生へと追いやろうとする
無翅の彫像のごとく萎縮した胎内
私は...カタレプシーの真っただ中
そうか、機は熟したというわけだ
J'étouffe!(息苦しい)


深紅の胎盤が私の宇宙から溢れだしている
そこは深海、私は暗闇の中流浪していたのだ
肉体に私をひもで縛りつけて閉じ込める
ああもうすでに最初の思想は刷り込まれた
J'explore!(探究へ....)


甘美な愛人オンディーヌは私の耳にささやいた
そうこの時間は女の配偶子を残すためのもの
柱廊はわずかに開かれ闇夜に明かりを灯す
明暗は神々の反乱をも貫く
私は叫び、泣き
そして生きる


混沌とした騒々しさの中で
私は不透明さを認識した
種の起源は破壊された
その原因は示されることもなく
貪欲な眼差しで
私は全く罰を受けることなく身をかがめた
私は見定め、目を凝らす
中傷、そして反論


私の最初の虚無地
しまりのない憂鬱に身を乗せ
心の耳を失った子供時代を認識する
そこでは神は悲劇の瞬間
私があなたを見つけたそこでは
あまりに美しく、あまりに儚く
あまりに穏やかで、あまりにも女性的
あまりにも力強く、そして静寂







Poème de Léon Deubel
tiré de Sounets intérieurs, 1903


Ma mère, il serait doux de te savoir encore
Dans la pénombre grave où luisaient tes bandeaux
Où le bruit familier de tes humbles travaux
M'ouvrait l'amour secret de ta chambre sonore
Quand, simple, tu vaquais au soin de ton ménage
Sous les yeuxattendris des choses concertées
En un colloque obscur de louanges captées
Par la fine et diverse attention de mon âge,
Pour moi, je sais encore l'horloge et sa cadece,
Le bruit dans l'escalier des enfants qui s'élancent,
Tout ce que la maison contient de vie ancienne;
Et cet enfant aimé dans l'amour de Jésus
Qui demeure en son cœur comme resta, tenu,
L'oblique rayon d'or filtré des persiennes.




レオン・ドゥーベルの詩
内心のソネ(1903)


母さん
薄明りの中で、あなたのその綺麗に撫でつけられた艶やかな髪を
再び見ることができたらどんなに素敵でしょう
慎ましやかな暮らし、慣れ親しんだ騒音
あなたの部屋の音色、それは密かな愛情の目覚め
その頃あなたは、ただ家事にあけくれていただけなのでしょうが
私の年頃のさまざまな関心事と
極上の蒸留酒に導かれ
芸術を討論する人たちの難解な賛辞のように
計算された物事を期待していたのです
私はといえば、 あの飛び跳ねるようなテンポの大時計をまだ覚えています
子供たちが階段の下で身を揺らすようなリズムなのです
その家の遠い記憶はそれがすべてです
その子供は
心の中に潜む神(イエス)に愛されていました
鎧戸から差し込む金色に濾過された斜光の心に